B. Réalisation moules
La réalisation volumétrique, qu’elle soit unique ou multiple, passe par différentes étapes. La première est la création d’un modèle en trois dimensions, puis d'un moule...
A pièces plâtre
A creux perdu
Cette technique de moulage au plâtre permet la réalisation d'une empreinte précise sur volume, allant de simple à complexe, et, de petite taille à monumental. Celle-ci a pour particularité de ne pas tenir compte des contres dépouilles. Le matériau constituant ce moule étant le plâtre, matériau rigide et non déformable, il est nécessaire pour que le démoulage soit possible, que le matériau constituant le modèle soit lui déformable.
Il sera donc le plus souvent en terre crue, mais aussi en plastiline, cire ou encore en polystyrène. Lorsque les différentes parties du moule auront été extraites du modèle, elles seront de nouveau réunies entre elles pour former une empreinte en creux dans laquelle on réalisera une réplique en plâtre ou en résine. A ce stade nous aurons toujours un moule en matériau rigide et à l'intérieur un positif également en matériau rigide. Il faudra donc casser ce moule (décochage) pour extraire le positif qui se trouve à l'intérieur et c'est pourquoi ce moule est dit à "creux perdu".
Ils y a plusieurs techniques à creux perdu: le creux perdu aux clinquants, le creux perdu à la bande, le creux perdu au fil, le creux perdu avec insert(s) silicone...
Au Vinamold
Jean-Michel GUINAND
22 ans de pratique - 16 ans d'enseignement
- Formations Modelage, Moulage et Fonderie -
- Enregistré sous le n° 24 37 02726 37 auprès du Préfet de la région Centre -
Pour les passionnés de la prise d'empreinte voici le "must".
Cette technique, très utilisée avant l'apparition de la gélatine (1844) et surtout des élastomères (1960), reste à mon sens la plus intéressante et la plus formatrice en matière de moulage. Le moule étant réalisé en plâtre, matériau non déformable, sur un modèle lui aussi en matériau non déformable, plâtre, résine, terre cuite, pierre…, il est impératif, pour sa réalisation, de tenir compte de toutes les contres dépouilles. Ceci étant, on se retrouve au final, suivant la taille et la complexité du modèle, avec un véritable puzzle en trois dimensions.
De nos jours, ces moules sont encore utilisés pour obtenir des tirages plâtre de qualité et, surtout, pour réaliser des terres cuites par estampage de terre crue ou par coulage de barbotine.
Il existe, plusieurs techniques de moulage à bon creux à pièces, à savoir, une première issue du milieu de la céramique ou les pièces plâtre sont coulées et une seconde issue du milieu de la statuaire ou les pièces plâtre sont montées à l'outil.
A l'élastomère de silicone en coulée sous chape
A l'élastomère de silicone en coulée en bâteau
Les élastomères de silicone sont des matériaux permettant de par leur fluidité une prise d'empreinte de grande précision et, de par leur souplesse et leur résistance, un démoulage simplifié. Leur mise en oeuvre peut être réalisée par coulée dite "en bateau".
Cette technique est simple, rapide, mais coûteuse en élastomère. Elle sera réservée à des petits modèles en ronde bosse ou à des bas reliefs.
Les moules réalisés en élastomère de silicone sont dits "à bon creux" parce qu'ils offrent la possibilité de pouvoir être utilisés plusieurs fois et ce, pour le tirage d'épreuves en divers matériaux.
A l'élastomère par estampage
Les élastomères de silicone sont des matériaux permettant de par leur fluidité une prise d' empreinte de grande précision et de par leur souplesse et leur résistance un démoulage simplifié. Leur mise en œuvre peut être réalisée par "estampage". Cette technique est la moins coûteuse en élastomère, mais c'est aussi celle qui est la plus longue à réaliser. Elle est destinée aux pièces de grandes dimensions et/ou ayant des complexités volumétriques importantes.
L'élastomère étant souple, il ne pourrait, après démoulage du modèle, se tenir en forme et c'est pourquoi, pendant le moulage, il est nécessaire de réaliser à l'arrière des membranes élastomères, des maintiens volumétriques appelés chapes. Ces chapes sont, soit réalisées en plâtre (petits moules), soit en stratifié résine (grands moules). Les moules réalisés en élastomère de silicone sont dits "à bon creux" parce qu'ils offrent la possibilité de pouvoir être utilisés plusieurs fois et ce pour le tirage d'épreuves en divers matériaux: plâtre, ciment, pierre reconstituée, résines ou encore chocolat (élastomère alimentaire), cire (pour bronze ou pâte de verre) et étain, plomb (élastomère spécifique)...
Les élastomères de silicone sont des matériaux permettant de par leur fluidité une prise d'empreinte de grande précision et de par leur souplesse et leur résistance un démoulage simplifié. Leur mise en œuvre peut être réalisée par coulée dite "sous chape".
Cette technique plus longue en mise en oeuvre, mais moins gourmande en élastomère, sera employée notamment pour la réalisation en série de pièces de taille moyenne (duplication des moules, interchangeabilité rapide des membranes élastomère).
Les moules réalisés en élastomère de silicone sont dits "à bon creux", parce qu'ils offrent la possibilité de pouvoir être utilisés plusieurs fois et ce pour le tirage d'épreuves en divers matériaux.
A l'élastomère de polyuréthane en coulée et par estampage
Sur modèle vivant
Les élastomères de polyuréthane sont également utilisés pour la réalisation de moules et dans des techniques de mise en oeuvre identiques aux élastomères de silicone. Comme pour ces derniers, ils peuvent être teintés dans la masse et ou thixotropés.
Il est à noter cependant, que leur utilisation est nettement plus délicate. Le dosage des 2 composants doit être précis, la température de travail doit se situer en 15° et 25°, l'absence d'humidité est impérative et un agent de démoulage doit obligatoirement être passé sur le modèle.
Pour réaliser des reproductions au moule, ils sont également disponibles en différentes duretés, teintés ou pouvant l'être, thixotropables et transparents pour certaines références...
Plus ou moins souples, ils sont appropriés pour la réalisation d'accessoires pour effet spéciaux, éléments de décor, figurines, pneumatiques pour modèles réduits...
Cette technique de moulage, dont la marge d'erreur est de zéro, reste de ce fait la plus délicate de toutes. Il y a plusieurs techniques ou plutôt plusieurs techniques/matières destinées à la prise d'empreinte sur modèle vivant:
- La bande plâtrée sera utilisée pour un résultat plus volumétrique, que de précision d'empreinte. Son utilisation est relativement simple, peu coûteuse et rapide.
- Le plâtre est très précis en empreinte, peu coûteux, mais requiert une bonne connaissance et pratique de celui-ci.
- L'alginate, gélatine végétale à base d'algues marines, confortable pour le modèle, donne de très bons résultats en qualité d'empreinte. Ce matériau de moulage souple, à prise rapide, mais fragile, est utilisée soit en coulage dans un contenant, soit par estampage avec chape(s) plâtre ou bande plâtrée.
- L'élastomère dit "peau" est un élastomère de silicone conçu pour l'empreinte sur épiderme. Il permet contrairement aux autres produits, la possibilité de reproductions multiples. Sa mise en oeuvre est relativement simple, mais son coût est plus élevé.
Le vinamold, matériau de moulage d'aspect gélatineux à base de résine vinylique, existe en plusieurs duretés: souple, semi-souple ou rigide.
Il est utilisé par coulage à chaud, température de fusion entre 150° et 170°, pour réaliser des moules en bateau ou sous chape.
Il a comme avantages de pouvoir être concervé plusieurs années et d'être réutilisable
(il suffit de le couper en petits morceaux et de le faire fondre de nouveau).
Les moules en vinamold peuvent être utilisés pour réaliser des reproductions en plâtre et en résine polyester.
Sur site
Lorsqu' un modèle n'est pas déplaçable, pour être moulé en atelier, sa prise d'empreinte est réalisée sur place, sur site. Dans ces conditions, on est souvent amené à travailler sur des volumes verticaux, voir en plafond, à différentes hauteurs, en intérieur comme en extérieur. C'est pourquoi, on se doit d'adapter tant la technique, que les matériaux pour la réaliser.
- L'estampage à la terre, technique à base de terre crue, très utilisée avant l'arrivée des élastomères, présente l'avantage d'être peu coûteuse et l'intérêt, de ne pas altérer le modèle. L’estampage à la terre est destiné à la réalisation d'une empreinte pour réalisation d’une reproduction (voir deux).
-L'estampage à l'élastomère de silicone sera utilisé en prise d'empreinte verticale ou en plafond.L’élastomère devra être thixotrope. Cette technique de moulage, présente l'avantage d'être utilisable pour des reproductions multiples. Par la présence d’huile silicone dans sa composition, cet élastomère présente l'inconvénient d'une possible migration de celle-ci à l’intérieur des modèles poreux.
-L'estampage à l'alginate, sera, compte tenu de sa rapidité de prise et de sa neutralité de contact, utilisée pour des estampages de petites dimensions sur pierre, marbre…